Accompagner en gestalt-thérapie des personnes queer, trans* et non binaires

Formation professionnelle : Accompagner en gestalt-thérapie des personnes queer, trans* et non binaires

Formation en ligne pour thérapeutes,
le 18 mars 2021 de 18h30 à 22h

par
Maë Marc Bittar – Gestalt-Thérapeute à Grenoble

Accompagner en psychothérapie des patients trans*, intersex, non binaires ou plus généralement minoritaires dans leur genre
Depuis quelques années, la transidentité , l’intersexualité, les personnes non binaires et d’autres personnes minoritaires dans leur genre émergent dans la sphère publique.

Comme accompagnants en psychothérapie, nous serons sans doute amenés à recevoir dans nos cabinets encore plus de patients de diversité de genre. Ils viendront pour des questionnements en lien avec leur identité mais aussi pour bien d’autres raisons.
Ils seront, en face de nous – comme en face de toute personne – confronté à l’autre, cet inconnu, différent, intriguant, désirable, curieux, excitant, angoissant, non contrôlable. De notre point de vue, comme thérapeutes, nous serons alors en face de patients dont la singularité pourrait nous réinterroger – nous re-confronter ? – sur le genre, le corps, la présence, l’altérité.

En effet, notre société nous donne encore comme modèle une conception duale “homme / femme” dans laquelle le masculin serait le complémentaire du féminin, le genre serait associé à un sexe binaire “mâle / femelle” et l’identité serait figée une fois pour toute. Comment un·e psychothérapeute, s’il·elle se laisse enfermer dans ces représentations, pourrait accompagner ces personnes en respectant leur chemin de vie ?

La gestalt-thérapie est un outil utile et une approche précieuse pour permettre cet accompagnement. Comme phénoménologie appliquée, elle se base sur l’expérience en train de se créer et de créer le monde. Elle propose alors de mettre de la conscience sur ce qui est en train de se vivre dans la situation, sans chercher à normaliser, sans avoir de projet ni de vision sur ce qui devrait se passer. Enfin, elle met le focus sur l’ici et maintenant, en donnant une place au thérapeute et à son propre corps.

La posture non finaliste ou psynodique de l’accompagnement s’appui sur un choix radical de non savoir pour l’autre qui permet une très grande ouverture à la différence en s’appuyant sur une éthique du respect fondamental de l’altérité.
A l’aide d’éléments théoriques à propos de cette posture et de vignettes cliniques témoignant de l’accompagnement de personnes transidentitaires, et nous chercherons à montrer comment l’ouverture à soi dans la rencontre peut permettre l’accueil de l’être-là-avec pour ensuite ouvrir le mouvement commun vers l’inconnu du monde.

Mots clefs :Transidentité, Gestalt-thérapie, Phénoménologie, Psynodie

Prendre la parole sans l’enlever aux personnes concernées
Parler à la place de l’autre c’est une parole du pouvoir, de la société et notamment du pouvoir médical. Les personnes trans ont souvent été mise à une place infantilisante par la société et les institutions : certains experts vont définir que c’est une maladie mentale et ensuite en déduire comment les personnes doivent vivre. L’histoire de la transidentité est associée à une histoire de pouvoir sur l’autre ; notamment avec la psychiatrie et la psychanalyse. Il est vraiment essentiel pour moi d’être vigilant·e sur les rapports de pouvoir.

Prérequis
Pour participer à cette formation, je demande aux stagiaires d’être thérapeutes installés ou étudiants au moins engagés dans un troisième cycle de formation de base en psychothérapie.

Se former par l’échange et l’interaction humaine.
Cette formation se construira à partir d’une présentation, de vidéos et de temps en sous-groupes.

Veuillez suivre ce lien pour s’inscrire à la formation en ligne…

A bientôt,
Maë Marc